J'ai déjà mentionné qu'il est difficile de s'occuper culturelle ment à Kasama sans voiture. Cependant, ce weekend, Takako-san, la femme de mon maître de stage, avait proposé d'emmener Ko-san et moi-même pour un petit tour culturel des environs.Nous avons d'abord mangé dans un restaurant traditionnel japonais, assis sur des zabutons avec vue sur un petit jardin japonais. A mon habitude, j'ai pris le menu en photo. Le plus dur c'est de manger en seiza, sans bruit, avec les chevilles en feu et le dos en compote. Après quoi, on a pu déguster du saké (en japonais, on dit Nihonshu) dans une distillerie voisine et j'ai tenté de baragouiner avec difficulté avec la tenancière sur les procédés de fabrication. Je n'ai pas saisi grand-chose, à part que les japonais appellent Oryzae "kôji" et qu'il faut 2 mois pour obtenir de l'alcool.
Au menu, Tsuke soba (Des soba froides, à tremper dans la soupe) et Hijiki to renkon itame ni (Algues et racines de lotus). A droite, le tokonoma, l'espace décoré d'une maison traditionnelle japonaise.
Puis direction le sanctuaire d'Inari de Kasama, l'un des trois plus grands sanctuaires du Japon voué à Inari, divinité de la croissance du riz, mais aussi du commerce, de la pèche et...des prostituées.
Elle est toute petite, Takako-san!


Les renards (Kitsune) sont des messagers d'Inari, des dizaines de statues drapées de rouge entourent le sanctuaire.
Les renards (Kitsune) sont des messagers d'Inari, des dizaines de statues drapées de rouge entourent le sanctuaire.
Une petite pensée pour Miva pour la suite, puisqu'aux Kasama Craft Hills, on trouve un musée et un magasin consacrés à la poterie locale, très réputée. On peut y admirer en particulier des œuvres des potiers Itaya Hazan et Matsui Kosei, classées au Ningen Kokuhō, une sorte d'équivalent de notre patrimoine national.
On ne voit pas très bien, mais ces vases ont la particularité d'être émaillés aussi finement à l'intérieur qu'à l'extérieur! Secret de l'artiste, à ce qu'il paraît...
Enfin, au Shunpu Banri So, résidence de l'artiste Rosanjin Kitaoji, nous avons pu voir l'intérieur d'une maison traditionnelle japonaise des années 50 (Malheureusement, photos interdites!), dont une pièce réservée à la cérémonie du thé (Chashi-tsu) et un jardin sec (Sekitei) dont le design est basé sur le plus célèbre du Japon, celui du temple Ryôan-ji de Kyoto. Takako-san nous a appris comment boire du matcha, le thé vert japonais (mais ce n'était pas une vraie cérémonie, qui peut durer plus de 4h, et comporte des codes très stricts, aussi bien pour l'hôte que pour les invités).1/ Manger la sucrerie d'accompagnement (dont j'ai oublié le nom)
2/ S'incliner devant le chawan, et admirer le « devant », traditionnellement décoré, ou doré.
3/ Au moment de boire la première gorgée, attraper (délicatement!) le bol de la main droite, le soutenir dans la paume gauche. Tourner le bol deux fois afin d'amener « l'arrière » du bol (non décoré) vers la bouche.
4/ Boire doucement, calmement, sans slurp! Boire du thé vert est synonyme de calme et de détente, que diable, on ne mange pas des râmen!
5/ A la dernière gorgée, il est par contre d'usage de faire un petit slurp, pour montrer que c'était bon et qu'on a apprécié le thé.
6/ Au moment de reposer le chawan, le retourner encore deux fois dans la paume, afin d'amener le « devant » devant ses yeux. Admirer.
Et voilà!©
Un petit tour rapide (il pleuvait
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