lundi 25 janvier 2010

Tokyo Tourisme [1]: Ueno, Ameyayoko, Jardin Botanique de Koishikawa

22 Janvier 2010:
Premier weekend au Japon, pas question de rester à Kasama, Christophe et moi avons décidé de nous retrouver à Tokyo. A partir de la gare d'Iwama (où, notez bien, a vécu Morihei Ueshiba , fondateur de l'Aïkido), accessible depuis mon centre de recherche en 40 min de vélo, ou 10 min de voiture, on peut prendre le train pour se rendre en 2h à Tokyo. (Et en plus, c'est direct). Le Japon est quand même le pays où le réseau ferré est le plus développé au monde!

La première chose qui peut surprendre dans les trains JR (l'équivalent de nos trains de banlieue français), c'est la propreté, l'automatisation, le confort et la précision des informations. Pas de tag, mais des sièges chauffés (et la clim en été) et un design qui fait penser à la ligne 14 parisienne sur tous les wagons. C'est un doux « din dun » qui marque la fermeture des portes, suivie de messages de rappels d'une madame japonaise à la douce voix: « Tsugi wa Tsuchiura, Tsuchiura desu » vous indique que le prochain arrêt est Tsuchiura, et qu'il faudra changer pour telle ou telle ligne, le même message étant répété en anglais et défilant de surcroît au-dessus des portes. Mais mieux que des mots, voilà de quoi se mettre dans l'ambiance du quai et du wagon. Notez que c'est très calme à l'intérieur, même en période de pointe: il est interdit de téléphoner dans les trains nippons, et les japonais sont quand même généralement de nature assez réservée, ça aide! J'avoue que ça change des « Allo tèhou? »© braillés en France. Ce qui n'empêche pas de se retrouver à côté de pipelettes de lycéennes (« Poulailler! »©), ou en mode sandwich entre deux pianoteurs de téléphone portable.
Le terminus de la ligne Jôban, c'est la gare d'Ueno, une sorte de Montparnasse tokyoïte, et accessoirement notre lieu de rendez-vous. Donc forcément, Christophe et moi avons eu un peu de mal à nous retrouver, surtout sans téléphone portable (« Allo tèhou? »©. Une heure et un bol de râmen plus tard, l'incident était oublié.

C'est tout un art de savoir casser ses baguettes pour déguster son repas.

Le lendemain, au programme: visite du Parc d'Ueno, de son immense Zoo (le plus grand du Japon, en 3h de visite on en a fait à peine 2/3). Le Parc est aussi un des lieux de rassemblement pour les sans-abris de Tokyo et de leur bâche de camping bleue. On y trouve également plusieurs musées, dont le Musée National de Tokyo qui abrite la plus grande collection d'objets relatifs à l'histoire japonaise.


Le Parc d'Ueno: Le bassin Shinobazu et le sanctuaire Benten-jima en arrière plan
Le sanctuaire Benten-jima, dédié à Benzaiten et le Musée National de Tokyo.


Au zoo, nous avons vu des stéréotypies animales et revu nos cours de bien-être . Par contre, Christophe s'est amusé comme un petit fou, et a même fait des bisous au cousin japonais de Nicolas . Grand fou!

Sous les ponts de chemin de fer de la gare d'Ueno se trouve Ameyayokocho, un mélange entre le marché aux Puces permanents, la rue commerçante et l'animation de chez Tati. En gros, on peut y acheter à peu près tout à prix abordable (c'est à dire « réduit » pour des critères tokyoïtes), de la montre au poulpe frais en passant par des vestes de motards ou des châtaignes grillées, emballées par un vieil homme fort expressif rebaptisé « Samouraï des marrons » par nos soins.


Les voies ferrées aériennes d'Ueno et Ameyayokocho... «Il est pas frais, mon poulpe?»

Dimanche matin, direction le Parc Botanique de Koishikawa (en hiver, oui, oui), mais Christophe s'est fait manger par un arbre .


Après une petite frayeur dans le train du retour, qui avait décidé de se séparer en deux au niveau de mon wagon (mais mon baragouinage de japonais de base et une gentille dame japonaise m'ont sauvé la vie), et ce premier week-end touristique était déjà terminé...

1 commentaire:

  1. Je l'aime bien mon cousin, il y a clairement un air de ressemblance...

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